Accès au village

Miramas-le-Vieux est un village médiéval authentique qui regorge d’atouts typiques des villages provençaux : pierres, placette, glaciers, etc.

L’accès se fait par :

  • Saint-Chamas en venant de l'est ;
  • Miramas-Gare en venant de l'ouest.

Ces deux routes convergent au bout d’une allée de pins, au pied du village.

 

Visite guidée au cœur du village médiéval

En arrivant de Miramas-Gare par le CD10, à gauche après les Quatre-Chemins, la route passe devant d’anciennes tuileries en ruines. Le sous-sol est riche en bancs d’argile grise, ces fabriques étant encore en activité au début du siècle dernier. Plus loin, de chaque côté du chemin, apparaissent des collines utilisées autrefois comme carrières de pierres : les anciens avaient alors tout à portée de main pour construire maisons, château, église et autres bâtisses.

 

L’entrée du village 

À l’entrée du village, en pleine montée, se trouve la Croix du Jubilé de 1874. Au-dessous se trouvent les vestiges d’un cimetière actuellement recouvert pour servir de parking. Dans les tombes taillées dans le roc suivant l’usage de l’époque et visitées au cours des siècles, il ne reste toutefois plus rien.

Il est recommandé de garer son véhicule à cet endroit et de continuer à pied pour une promenade paisible.

 

Découvrir Miramas-le-Vieux

En passant par la rue des Écoles on découvre à droite, la première école de Miramas ouverte en 1866, fermée en 1969 puis transformée depuis en cabine publique de la Poste. À quelques pas de là se trouve l'école actuelle, qui a bien failli être fermée en 1985.

Le moulin à huile des Pourchiers se trouve dans le virage en épingle à cheveux : il est signalé par une énorme meule de plus d'une tonne et deux autres plus petites, magnifiquement taillées dans le poudingue de Crau.

Sur la placette, dominant le bassin carré où les femmes venaient remplir leurs cruches et les bêtes se désaltérer, trône en buste, impavide et immortel, celui de Jean, Louis, Martin Castagne, ancien maire du village. Derrière lui, adossé au rocher, on découvre un lavoir. Aujourd’hui, pour le plaisir - mais oui ! - quelques habitants y continuent les gestes de la lessive d'autrefois.

Au nord de la placette, une calade pavée baptisée rue Mireille (l'héroïne du poète Mistral) escalade le rocher. Pour y accéder, le rocher a dû être découpé. En levant les yeux, on peut voir à droite, creusé à bonne hauteur un silo à grain taillé à même la pierre, ou plus exactement la moitié d'un silo en forme de jarre, témoin de l'économie domestique des ancêtres.

En remontant la rue, sur la gauche, on découvre une maison de l'époque Renaissance avec fenêtre encadrée d'un larmier. En face, des murs de soutènement construits au XIXe siècle. Situé en contrebas, on peut voir le Cercle de l'Avenir, lieu de réunion, véritable forum, grand distributeur de pastis et de boules de pétanque ; ce lieu atteint son apogée pour la fête de Saint-Julien, patron du village, lorsqu’il réunit fin août tous les Miramasséens dans la communion d'un aïoli traditionnel.

En poursuivant l’ascension - le village a bien mérité son surnom de « Quillé » (perché) - on passe devant un arc plein cintre de la porte Notre-Dame, l'ancienne entrée principale du village.

Un pin centenaire et bistourné lui fait une ombre légère. Pour souffler un moment, l’on peut admirer un magnifique paysage du quartier Monteau et Delà avec un coin de l'étang de Berre venant mourir dans les marais de l'ancienne Poudrerie.

Encore quelques mètres, et c’est l’arrivée au sommet sur le plan du château (place Fernand-Julien). À gauche, une importante courtine appuyée à l’est sur une tour carrée donne une idée de l'enceinte médiévale démolie au siècle dernier. Du château du XIIe siècle, il ne reste qu'une construction basse et voûtée, un mur de la grande salle avec l'imposte de la voûte curieusement traitée à l'encadrement des fenêtres, et un passage voûté sur croisée d'ogives qui débouche sur l'ancienne cour.

À droite, face au nord, un grand mur aux ouvertures en plein cintre murées et les consoles d'un balcon représentent les derniers vestiges du château de l'époque romane. Ces ruines ont été consolidées par la municipalité en 1978 pour les représentations publiques. À signaler la rue de Laure, curieux passage sous une voûte, dont une partie est en berceau, l’autre en arc brisé.

Pour apercevoir une maison typique du XVIe siècle, il faut s’engager dans la rue Coupo-Santo à droite, ou l’on peut admirer un conduit taillé dans la pierre pour l'évacuation des eaux pluviales. Plus loin à gauche, une construction étroite apparaît, toute en hauteur, comportant au rez-de-chaussée une étable avec une porte en plein cintre et une petite lucarne ; une fenêtre dotée d'un appui mouluré éclaire le premier étage de cette habitation ; le grenier, souligné par une corniche, ne possède qu'une étroite fenêtre.

Quelques maisons en ruine ont été remarquablement restaurées par les habitants venus (re)peupler le village.

De la place Miramar, on admire le magnifique paysage des quartiers Monteau, des Magdeleines et du Delà, ainsi que les marais de la Poudrerie, là où le village se mirait dans les eaux de « la Mar », il y a un millier d’années.

Retour dans la rue Frédéric-Mistral pour flâner dans les ruelles et les impasses ; sur les façades des vieilles demeures, des portes en plein cintre ou à linteau en bâtière, des fenêtres à meneaux et des croisées Renaissance. Sur la clé d’un arc, un millésime révèle la date de confection ou de réfection de l’édifice. Au milieu de cette rue, on découvre l’église paroissiale Notre-Dame-de-Beauvezer datant probablement du XVe siècle ; au-dessus de l'entrée, une statue de la Vierge dans une petite niche surmontée d'un écusson aux armes de l'abbaye de Montmajour, propriétaire du château jusqu'au règne de Louis XVI.

Une porte en tiers-point à arête et à l'archivolte décorée d'un boudin permet de pénétrer à l'intérieur de l'église. L'édifice, restauré en 1978, se compose d'une nef à travée légèrement déviée, couverte en charpente et tuiles et d'une abside à cinq pans survoûtés d'ogives. Dans une tourelle débouchant dans la sacristie, un escalier en vis permet d'accéder au clocher avec arcades à trois baies posées sur l'arc triomphal.

En sortant à gauche, une ruelle débouche sur une placette de la mairie, curieux bâtiment situé à l'étage : on y accède par l'escalier qui débouche sur une terrasse surplombant la rue, d'où l'on a une vue magnifique sur l'étang de Berre. Dominant un fronton, l'horloge égrène les heures sur les âmes du village, « Hora fugit »...

Sous la mairie, abritée par une terrasse, la chapelle des Pénitents Noirs… dont malheureusement on ne sait pas grand-chose. Aussitôt s'amorce en grande pente la Calade qui, passant devant l'ancien presbytère, puis l'ancienne poste ramène les promeneurs à la fontaine Louis Castagne. Le tour de l'ancien village est terminé !

eÀ l’est de cette placette, au coin du moulin des Pourchiers, débouche une autre calade que chaque Miramasséen empruntera un jour ou l'autre, car elle mène au clos de Sainte-Répausole, autrement dit au cimetière. Les tombes se pressent autour du seul monument historique dont s'honore la commune : la chapelle Saint-Julien. C’est de tous les édifices encore présents du Moyen Âge, le monument le plus beau.

L’érudit abbé Chaillan en a donné une complète description dans le bulletin archéologique de 1925 dont voici quelques extraits : « Elle est située au pied même du castrum de Miramas, dans le cimetière, vers le sud. La largeur du monument est de 5,50 mètres, sa longueur 11 mètres en comprenant l’abside de 3,50 mètres. Le portail plein cintre conjoint à l’arête ornée d’un oudin, s’encadre d’une archivolte simple mais caractéristique, avec un joli cordon de dentelures et de fleurettes en pointes de diamants. Ce décor et l’appareil bien dressé indiquent le XIIe siècle. L’œil-de-bœuf du pignon constitue le seul éclairage de l’édifice. La niche, avec statue de Saint-Julien, qui surmonte le portail est datée de 1701, c’est une restauration. Il y a sept marches à descendre pour arriver au pavement de larges dalles. Tout autour des murailles, des blocs de pierre forment les sièges des fidèles. Sur l’autel principal, un rétable, œuvre de menuisiers du XVIIe siècle, encadre la curieuse peinture de Saint-Julien en soldat romain, un faucon au poing. »

Si le tableau lui est resté, le rétable trop vétuste quant à lui a été retiré.

Pour une commune de 600 âmes, la foi au Moyen Âge y était particulièrement présente : en plus de la chapelle de Saint-Julien, le village possède une église paroissiale « Notre-Dame-de-Beauvezer » qui d’après une légende, contenait les reliques de Constantin et de Sainte-Hélène. Ces dernières ont probablement disparu à la suite de l’effondrement de cette église trop vétuste, quelques années avant la Révolution.

Ce patrimoine religieux est complété par une troisième chapelle, celle de Saint-Vincent encore enclose dans l'enceinte de l'ancienne Poudrerie, en bordure du grillage jouxtant la route par laquelle on accède au village en venant de Saint-Chamas. Malheureusement, on ne peut que distinguer sa forme, entièrement recouverte de lierre.

Tiré du livre Miramas-le-Vieux - Le guide touristique, édité par les amis du Vieux-Miramas, 1987 F. Chabrier

Office de tourisme
Adresse : avenue Falabrègues
Tél. : 04 90 58 08 24
Horaires d’ouverture : du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h

Point d’accueil saisonnier
Adresse : rue Mistral – Miramas-le-Vieux
Horaires d’ouverture : du mardi au dimanche de 16h à 20h30 (juillet et août)